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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 16:55

Nos championnats de France avaient lieu cette année le week-end du 5-6 juillet à Malestroit, profitant de la gentillesse des organisateurs de la cyclosportive "La Coeur de Bretagne" au profit de l'autisme.

2 épreuves étaient organisées, validées et surveillées officiellement par la Fédération Française de Cyclisme :

- 1 Contre-la-montre de 19.5 km le samedi après-midi

- L'épreuve en ligne, 10 minutes avant celui de la cyclosportive, de 100km sur un circuit vallonné autour de Malestroit.

C'était l'occasion de revoir les amis vélos couchés, dans une ambiance décontractée (tellement que je suis arrivé juste 3 minutes avant mon départ du CLM =) ), de connaître de nouvelles têtes bien sympathiques, de concourir avec des engins bien différents les uns des autres...

Des photos du blog de Sébastien illustrent bien ça...

Pour ma part, un contre-la-montre où j'ai pu juste dépasser le 40 km/h, m'entraînant vers la 10ème position au scratch (tous véhicules confondus), anecdotique mais super content de ma vitesse moyenne (jamais atteinte jusque là), compte tenu de conditions climatiques assez mauvaises : route détrempée (mais accalmie de pluie) et vent très fort. Je n'ai même pas osé mettre la roue lenticulaire à boyau à l'arrière et la roue à jante aéro devant, par peur des bourrasques...

 

Joël (Cycles JV) avait monté un barnum dans notre camping, à la plus grande joie des vélocouchistes présents, dont moi, pour nous mettre à l'abri des nombreuses averses, nous et nos vélos.

Le soir, une visite des ateliers Zockra par Malric Leborgne qui nous offre l'apéritif.

La nuit va être perturbée par une pluie incessante sur la toile de tente...

 

Et le lendemain, il s'est arrêté de pleuvoir juste avant le départ...

Malgré le fait que je sois parti fort, je n'ai pas pu suivre le rythme des premiers (surtout sans aucun échauffement =) )... J'ai roulé avec Laurent dans ma roue et j'ai été rattrapé par un groupe de 2, Patrick et Florian avec qui j'ai fini la course en alternant les relais, dans la bonne humeur puisqu'on se connaissait déjà =). Un 34.3 km/h de moyenne sur un parcours pas vraiment à l'avantage des vélos couchés, je suis plutôt content, mais l'essentiel est bien l'ambiance globale et le fait de faire au maximum de mes possibilités. =)

Et évidemment, on se retrouve pour le plateau repas et la remise des prix, des maillots de champions de France (hymne national s'il vous plaît !!) et des petits lots attribués par l'association Française des vélos couchés...

Globalement, malgré la pluie, 2 excellentes journées dans une ambiance extra entre passionnés et gens sympas !!

Le circuit du Contre-la-Montre de samedi - 19.5 km

Le circuit du Contre-la-Montre de samedi - 19.5 km

Le circuit de l'épreuve en ligne de dimanche - 100km

Le circuit de l'épreuve en ligne de dimanche - 100km

Mes photos du contre-la-montre de samedi... Ambiance décontractée, car arrivé sur place juste avant mon départ... Oups =)
Mes photos du contre-la-montre de samedi... Ambiance décontractée, car arrivé sur place juste avant mon départ... Oups =)Mes photos du contre-la-montre de samedi... Ambiance décontractée, car arrivé sur place juste avant mon départ... Oups =)
Mes photos du contre-la-montre de samedi... Ambiance décontractée, car arrivé sur place juste avant mon départ... Oups =)Mes photos du contre-la-montre de samedi... Ambiance décontractée, car arrivé sur place juste avant mon départ... Oups =)

Mes photos du contre-la-montre de samedi... Ambiance décontractée, car arrivé sur place juste avant mon départ... Oups =)

Et des photos de l'épreuve de dimanche... Non, non, je n'ai pas gagné =)) !!
Et des photos de l'épreuve de dimanche... Non, non, je n'ai pas gagné =)) !!Et des photos de l'épreuve de dimanche... Non, non, je n'ai pas gagné =)) !!Et des photos de l'épreuve de dimanche... Non, non, je n'ai pas gagné =)) !!
Et des photos de l'épreuve de dimanche... Non, non, je n'ai pas gagné =)) !!Et des photos de l'épreuve de dimanche... Non, non, je n'ai pas gagné =)) !!Et des photos de l'épreuve de dimanche... Non, non, je n'ai pas gagné =)) !!
Et des photos de l'épreuve de dimanche... Non, non, je n'ai pas gagné =)) !!Et des photos de l'épreuve de dimanche... Non, non, je n'ai pas gagné =)) !!Et des photos de l'épreuve de dimanche... Non, non, je n'ai pas gagné =)) !!

Et des photos de l'épreuve de dimanche... Non, non, je n'ai pas gagné =)) !!

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 21:49

La veille, je me décide à aller faire ce brevet...

Pourquoi pas ? Je vais à Vertou en vélo pour le départ de 5h et je prendrai le train en route. Le circuit final passant pas loin de chez moi, je bifurquerai sans valider le brevet, ce n'est pas grave...

Réveil donc à 2h45 et arrivée pile-poil un peu en retard à Vertou. Il a fallu que je fonce... Le départ n'avait pas été donné encore, mais c'était à 4 minutes près que je loupais le coach.

Je chope le premier tandem qui est parti comme une balle au travers des rues que je ne connais pas du tout... Départ par les Sorinières et Pont St Martin en direction de Pornic par les petites routes à plus de 30 km/h ça va un peu vite quand même.

Pointages très rapides et notre petit groupe se forme : Sylvie et Laurent alias "le tandem noir", Gabriel en vélo droit et moi-même... Le tandem fait une grosse partie du boulot en restant en tête souvent et moi, sur le côté ou un peu derrière pour récupérer un peu. Nous échangeons beaucoup par moments, nous avons des connaissances communes, des souvenirs communs de brevets ou de Paris-Brest-Paris, d'un Rennes-Brest-Rennes également...

Notre petit groupe est resté soudé jusqu'à la fin... Je les ai quittés sur la boucle finale au retour à Savenay et je n'aurais pas eu la volonté de continuer tous ces kilomètres sans cette compagnie.

On peut se demander parfois pourquoi on fait autant de kilomètres, mais ce n'est pas toujours la distance qui fait qu'on aime ça, c'est aussi la qualité des rencontres qu'on peut y faire.

Un grand merci à Sylvie, Laurent et Gabi... qui, eux, ont eu de l'orage et une crevaison en arrivant sur Nantes et Vertou... Au plaisir de rouler ensemble encore une fois.

.

Lien Openrunner : 2957213

Durée : 14h14min

Distance : 417.28 km

Moyenne : 29.30 km/h

V. Max : 64.20 km/h

Période : de 3h45 à 19h35 soit 15h50

Cad. moyenne : 86 tr/min

D+ : 2701m

Alti max : 105m

Brevet de 400km à Vertou 14/06/2014
Ciel d'orage à proximité de chez moi...

Ciel d'orage à proximité de chez moi...

En direction de Nantes, pas forcément très beau, et j'ai vu un rideau de pluie au loin...

En direction de Nantes, pas forcément très beau, et j'ai vu un rideau de pluie au loin...

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 22:32

Comme à l'accoutumée, le week-end de l'ascension a été l'occasion de réunir une petite partie du club... en Auvergne cette année...

Et, comme à l'accoutumée, j'y suis parti et j'en suis revenu en vélo...

400 km à travers, les Deux-Sèvres, la Vienne, la Haute-Vienne, la Creuse et le Puy-de-Dôme... Pas facile du tout avec un profil très accidenté les 200 derniers kilomètres (ou premiers au retour =) ).

A l'aller, Le temps a été à peu près de la partie, mais une nuit difficile et avec 5° au lever du jour...

Quelques photos...

Départ de chez mes parents à Saint Amand sur Sèvre, à 14h30 mardi 27 mai

Départ de chez mes parents à Saint Amand sur Sèvre, à 14h30 mardi 27 mai

Route entre Bressuire et Ayrvault, très roulante dans ce sens parce qu'en léger faux-plat descendant et avec le vent de dos... Des plaines et des grands champs m'accompagnent ensuite après Ayrvault.Route entre Bressuire et Ayrvault, très roulante dans ce sens parce qu'en léger faux-plat descendant et avec le vent de dos... Des plaines et des grands champs m'accompagnent ensuite après Ayrvault.

Route entre Bressuire et Ayrvault, très roulante dans ce sens parce qu'en léger faux-plat descendant et avec le vent de dos... Des plaines et des grands champs m'accompagnent ensuite après Ayrvault.

Pause le soir juste avant 20h, à la mie Câline de Chauvigny... Je viens de passer à côté du Futuroscope en contournant Poitiers par le NordPause le soir juste avant 20h, à la mie Câline de Chauvigny... Je viens de passer à côté du Futuroscope en contournant Poitiers par le Nord

Pause le soir juste avant 20h, à la mie Câline de Chauvigny... Je viens de passer à côté du Futuroscope en contournant Poitiers par le Nord

Des arcs-en-ciel, des rideaux de pluie, c'est ce que je vois au loin, jyuste devant moi, ou sur le côté. A cause de l'entrée dnas une averse, j'ai été obligé de m'arrêter pour "bâcher", mais j'ai enlevé l'imper peu de temps après...
Des arcs-en-ciel, des rideaux de pluie, c'est ce que je vois au loin, jyuste devant moi, ou sur le côté. A cause de l'entrée dnas une averse, j'ai été obligé de m'arrêter pour "bâcher", mais j'ai enlevé l'imper peu de temps après...Des arcs-en-ciel, des rideaux de pluie, c'est ce que je vois au loin, jyuste devant moi, ou sur le côté. A cause de l'entrée dnas une averse, j'ai été obligé de m'arrêter pour "bâcher", mais j'ai enlevé l'imper peu de temps après...

Des arcs-en-ciel, des rideaux de pluie, c'est ce que je vois au loin, jyuste devant moi, ou sur le côté. A cause de l'entrée dnas une averse, j'ai été obligé de m'arrêter pour "bâcher", mais j'ai enlevé l'imper peu de temps après...

Bourg-Archambault à la nuit tombée : un chateau avec des douves remplies d'eau... Très joli... J'entre dans la nuit : le silence se fait et je me sens tout seul.

Bourg-Archambault à la nuit tombée : un chateau avec des douves remplies d'eau... Très joli... J'entre dans la nuit : le silence se fait et je me sens tout seul.

Saint Sulpice des Feuilles (87), juste avant la Souterraine - Un peu la flemme de continuer, alors "pause" dodo à 23h45 dans des sanitaires publics, dans les toilettes handicapés pour plus de plat, avec une vraie porte verrouillée. Je ne vais pas beaucoup dormir : j'ai froid et je ne trouve pas une bonne position.

Saint Sulpice des Feuilles (87), juste avant la Souterraine - Un peu la flemme de continuer, alors "pause" dodo à 23h45 dans des sanitaires publics, dans les toilettes handicapés pour plus de plat, avec une vraie porte verrouillée. Je ne vais pas beaucoup dormir : j'ai froid et je ne trouve pas une bonne position.

Au petit matin, un paysage de la Creuse... J'ai eu froid au départ de mon abri, vers 4h30... Et le brouillard n'a rien arrangé. Je suis entré dans la Creuse et ça n'arrête pas de grimper et redescendre : jamais plat, peu de communes à traverser... Désert rural.

Au petit matin, un paysage de la Creuse... J'ai eu froid au départ de mon abri, vers 4h30... Et le brouillard n'a rien arrangé. Je suis entré dans la Creuse et ça n'arrête pas de grimper et redescendre : jamais plat, peu de communes à traverser... Désert rural.

Je passe au Nord du plateau de Millevaches, souvent entre 700 et 900m d'altitude, jamais plat, toujours pareil : j'ai chaud dans les côtes au ralenti et j'ai "froid" dans les descentes.
Je passe au Nord du plateau de Millevaches, souvent entre 700 et 900m d'altitude, jamais plat, toujours pareil : j'ai chaud dans les côtes au ralenti et j'ai "froid" dans les descentes.

Je passe au Nord du plateau de Millevaches, souvent entre 700 et 900m d'altitude, jamais plat, toujours pareil : j'ai chaud dans les côtes au ralenti et j'ai "froid" dans les descentes.

Paysages du Puy-de-Dôme... J'avance doucement, par des raccourcis qui n'en sont pas toujours, mais j'évite un peu la circulation... J'arrive à Murol vers 17h. 26h30 pour 400 km : loin d'être un record !!Paysages du Puy-de-Dôme... J'avance doucement, par des raccourcis qui n'en sont pas toujours, mais j'évite un peu la circulation... J'arrive à Murol vers 17h. 26h30 pour 400 km : loin d'être un record !!Paysages du Puy-de-Dôme... J'avance doucement, par des raccourcis qui n'en sont pas toujours, mais j'évite un peu la circulation... J'arrive à Murol vers 17h. 26h30 pour 400 km : loin d'être un record !!

Paysages du Puy-de-Dôme... J'avance doucement, par des raccourcis qui n'en sont pas toujours, mais j'évite un peu la circulation... J'arrive à Murol vers 17h. 26h30 pour 400 km : loin d'être un record !!

Le Chateau de Murol

Le Chateau de Murol

Ascension en Auvergne !

Mardi 27 - Mercredi 28 juin 2014 ( ALLER)

Durée : 17:25min (à rouler)

Distance : 406.65 km

Moyenne roulante : 23.32 km/h

Période : de 14h30 mardi à 17h00 mercredi : 26h30

V.max : 67.72 km/h

D+ : 4974m

Cad moyenne : 79 tr/min

Alti max : 1081m

Lien openrunner : 3660536

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Dimanche 1er - lundi 2 juin 2014 (RETOUR)

Durée : 15:44min (à rouler)

Distance : 408 km

Moyenne roulante : 25.6 km/h

Période : de 07h45 dimanche à 2h45 lundi matin : 19h

V.max : 81.0 km/h

D+ : 4100m

Alti max : 1081m

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:41

Je ne serais jamais allé faire ce brevet sans « l’insistance » de Sébastien, fidèle compère de courses et de longues distances, Ô Vénéré Tout Puissant Président de notre bienveillante association des Vélos couchés… Je ne suis pas très tranquille car je le sais d’un niveau bien supérieur au mien à l’heure actuelle, même s’il me garantit vouloir rouler moins vite en longue distance… La météo étant annoncée bonne pour ce week-end du 17-18 mai, j’ai envoyé mon inscription au club de Laval, organisateur du brevet.

Le parcours, sur internet, est prévu sur des régions que je connais un peu, voire bien : les coteaux viticoles du Muscadet et la côte Vendéenne, imaginez un peu le circuit : partir de Laval , pointer vers le sud, couper la Loire à Champtoceaux, contourner Nantes par le sud, traverser le pays de Retz jusqu’à Pornic, redescendre ensuite à Noirmoutier-en-l’Ile, puis longer la côte jusqu’aux Sables d’Olonne pour récupérer l’intérieur des terres avec Talmont Saint Hilaire, avant de remonter via Aizenay, Rocheservière dans la nuit pour repasser la Loire à côté de Saint Florent-Le-Viel et rejoindre Laval par les routes casse-pattes et casse-moral de cette partie de la Mayenne…

Bref, « que du bonheur » !! Non, en fait, j’appréhende pas mal, surtout la nuit à passer sur le vélo… En plus j’y vais un peu la fleur au fusil, je n’ai rien prévu à manger sauf quelques barres de céréales et mes boissons énergétiques, rien prévu pour dormir, même pas une couverture de survie… Je rejoins Sébastien à l’hôtel de la Gare où il a réservé une chambre… Ses derniers mails sont un peu alarmants : bricolages de dernière minute encore une fois =) : changement de dérailleur électrique pour un mécanique avec une manette trouvée à l’arrache, pédales trop usées avec un jeu monstre (solutionné juste avant le départ du brevet grâce à des pédales de prêt d’un membre de la communauté vélo couché =) ).

J’arrive à l’hôtel de la Gare vers 20h15… Sébastien est dans l’entrée, habillé en cycliste, le vélo trônant dans un renfoncement, en compagnie d’un vélo droit, caché là lui-aussi. Je le pointe d’un doigt interrogateur… « C’est un ancien, il est parti se coucher déjà… »

Après un bricolage dans l’escalier de l’hôtel, à la clé alen et au marteau pour les pédales, on est passé à table dans la brasserie de l’hôtel vers 20h45 en dissertant de tout et de rien, et un peu de la jolie fille de la tenancière… Mazette, ça nous reprend ces conneries : nostalgie du Bordeaux-Paris 2010 =) !! Et on rigole !! Annabelle, gentille épouse de Seb, lui laisse un SMS à mon intention : « je te le prête pour cette nuit, tu as le droit cette fois » ou quelque chose qui ressemble à ça =)… Ha ha ha ! Dommage quand même qu’il n’y ait pas plus de larrons ce soir, qu’on ne soit que tous les 2, membres de la communauté VC… Au moment de régler pour les repas et la chambre, on discute avec la tenancière et sa fille, nous posent des questions sur l’épreuve qu’on fait, et restent un peu interloquées devant les kilomètres à parcourir, ainsi que devant la tenue de Seb, encore en cuissard court et en maillot... Pour la digestion, on s’en va ensuite dans les rues de Laval marcher un peu, repérer le lieu de départ, pas loin… On y trouve un couple qui va faire le brevet le lendemain également, juste le temps de discuter un peu avant de se souhaiter bonne nuit : ce sera la seule femme du brevet… On entend les clameurs du stade Lavallois en train de gagner son match de foot puis on longe la Mayenne avant de retourner à notre chambre…

Il est 23h quand on se couche, Seb continue de consulter le forum pour prendre des nouvelles et voir à ce qu’on lui emmène une paire de pédales pour le lendemain… La nuit va être courte…

5h, mon réveil sonne brutalement : sonnerie stressante et hyper-agressive, c’est ce qu’il faut pour se lever rapidement. Je n’ai pas bien dormi mais c’est toujours ça. On enfile très vite nos fringues, on petit-déjeune avec les victuailles que l’hôtel nous a laissées avec leur micro-onde : café en poudre, jus de fruit, baguette de pain, petites madeleines, du beurre et de la confiture, juste ce qu’il faut. Je mange assez vite car je n’ai pas très faim.

Mon vélo est encore dans la voiture avec mes bidons à préparer. L’hôtel est à 300m du lieu de départ et la voiture à 100m de ce dernier. Faut que je me dépêche… Je laisse Sébastien fermer la chambre et rendre la clé et je pars vers la voiture, à pied.

Des cyclos arrivent au lieu de départ, siège du club Lavallois, organisateur du brevet, quelques vélos couchés, que je ne connais pas… Seb monte ses pédales de substitution, je salue quelques VC, mais j’avoue avoir du mal avec les prénoms/pseudos du forum… Je vais rapidement récupérer le carnet de route où l’on déposera les coups de tampons des communes de contrôle. Nous sommes au total 6 vélos couchés et Philippe (Phil35) est parti 15 minutes avant le départ officiel de 6h. Tricheur ;-). En grand habitué des brevets, il n’aura de toute façon aucun souci pour arriver dans les mêmes temps que Sébastien ou moi, on le retrouvera peut-être sur la route.

Départ du local du club cyclo Lavallois, à 6h - La nuit est encore bien présente.Départ du local du club cyclo Lavallois, à 6h - La nuit est encore bien présente.

Départ du local du club cyclo Lavallois, à 6h - La nuit est encore bien présente.

A l’occasion d’une côte les groupes commencent à se former : alors que j’étais en tête du premier peloton, je me fais remonter et Sébastien qui discutait avec les autres VC est un peu derrière je suppose. En fait, il s’est arrêté pour resserrer le ressort de tension de ses pédales. Et moi, je m’arrête un peu plus loin pour une petite pause technique, moment où il me passe comme une bombe dans le faux-plat descendant… « Bon, c’est reparti pour une course poursuite alors ! ». Je repars à 40-45 km/h, avant de le rattraper, j’engloutis 2 petits groupes, dont celui de Cyclaudax en Catrike 700 :

« Je crois qu’on ne va pas se revoir » me lance-t’il…

« - C’est pas dit… =) » je lui réponds, on ne sait jamais.

Les différences de vitesse avec les VD sont impressionnantes quand on s’y met…

Au gré de nos arrêts pipi / enlevage de couches de vêtements, on a perdu le groupe de tête. Grand soleil, le vent faible et de dos, donc toujours bienvenu, de grandes lignes droites, pas trop de côtes, vraiment à l’avantage des vélos couchés. On roule facilement entre 35 et 38 km/h dès que c’est plat… On s’amuse à prendre des photos et vidéos… Saint Aignan-sur Roë, Pouancé, on commence à avoir en visu ce premier peloton et on finit par les reprendre… Quand on regarde les VD, de dos, on se rend compte de leur prise au vent importante, surtout avec leur sac à dos. L’un des gars paraît cassé sur un guidon de triathlète, mais avec son sac, sans aucun avantage aéro… On s’amuse comme des fous, on repasse en tête de groupe, voire on prend nos distances dès que ça descend un peu…

Nous avons repris le groupe de tête et sommes désormais sur une route passagère et, juste après Saint Mars-la-Jaille, un mec en cabriolet BMW nous klaxonne de façon agressive en nous doublant… En lui faisant part de notre incompréhension (en faisant un banal geste de la main), il re-klaxonne longuement… On lui fait coucou… Là, par son toit ouvrant il nous fait un doigt d’honneur, ce par quoi nous répondons encore par un grand coucou de la main avec un grand sourire… J’adore : ça les énerve encore plus, ces tarés...

L’application du téléphone de Seb nous guide vraiment bien dans certaines communes, avec une trace impeccable du GPS dans des toutes petites rues, même en sens interdit (sauf cycles). Je regarde ma vitesse moyenne de temps en temps et on ne descend toujours pas en-dessous des 30km/h… Dès que c’est plat, ça roule assez vite et le vent s’est bien levé maintenant, de dos toujours, du Nord-Est…

On s'amuse comme des fous, ça roule bien !On s'amuse comme des fous, ça roule bien !

On s'amuse comme des fous, ça roule bien !

Première petite vidéo !

Les Vélos droits, derrière nous...Les Vélos droits, derrière nous...

Les Vélos droits, derrière nous...

D’un coup, au détour d’un virage, sur la route, on aperçoit au loin un vélo bizarre…

« Ce ne serait pas Philippe, « Phil35 » ? »

Effectivement, un vélo assez haut, chargé comme une mule, ou plutôt un petit âne : un peu moins de bagages mais quand même… Hé oui, c’est lui et son Metaphysic, avec son maillot du 1400 London-Edimburgh-London… Il a pris le parti de rouler à rythme constant pas trop rapide car chargé mais avec très peu de temps d’arrêts : il se connaît bien, suit sa trace GPS, est en autonomie sans avoir besoin de l’appui de personne… La différence d’aéro est importante par rapport à nos Zockra aux sacoches dans l’alignement du corps…

Philippe sur son Metaphysic qu'on double une première fois...Philippe sur son Metaphysic qu'on double une première fois...Philippe sur son Metaphysic qu'on double une première fois...

Philippe sur son Metaphysic qu'on double une première fois...

On discute un peu, le temps de passer Mésanger et que le peloton se fasse la malle, mais nous reprenons vite notre rythme et la moindre descente suffit à créer un écart. Nous laissons donc Philippe… On approche du contrôle de Champtoceaux. Il faudra qu’on fasse tamponner notre carnet de route dans un commerce. Je connais un peu la commune et ça m’embête de monter la côte qui y mène… Je sais qu’il y a un restaurant juste en bas, qui doit appartenir à la commune de Champtoceaux… Nous traversons la Loire à Oudon et filons vers ce resto. Le peloton a, lui, filé dans la commune.

Je pensais que le resto « Le port du Moulin » était fermé à cause de travaux de façade, mais, Seb, en insistant, est allé jeter un œil et c’était bien ouvert !! Cool, pas besoin de pointer là-haut, ici, ça suffit, et on prend même quelques minutes pour prendre un café. Le patron est sympa… Son restaurant est assez côté, souvent, il faut réserver : j’avais déjà voulu y manger. J’enlève des couches de vêtements, le cuissard long et le T-Shirt à manches longues… Ma sacoche est pleine à craquer… D’autres cyclistes passent et montent vers le bourg… D’autres arrivent encore et au moment où l’on repart, on leur dit qu’ils peuvent pointer dans ce restaurant. L’un d’eux me demande : « il y a bien le nom Champtoceaux sur le tampon ? » « Oui, ce n’est pas parce que je roule en vélo couché que je suis idiot… ». J’ai l’impression qu’on passe un peu pour des rigolos, à rigoler, à raconter des bêtises, à prendre des photos en roulant… En plus, on est plus jeunes que la moyenne des cyclos qui roulent sur ce brevet : ce qui nous donne l’apparence de petits cons inexpérimentés…

Passage de la Loire à Oudon et pointage au Restaurant Le Port Du Moulin, en bas de Champtoceaux.Passage de la Loire à Oudon et pointage au Restaurant Le Port Du Moulin, en bas de Champtoceaux.Passage de la Loire à Oudon et pointage au Restaurant Le Port Du Moulin, en bas de Champtoceaux.
Passage de la Loire à Oudon et pointage au Restaurant Le Port Du Moulin, en bas de Champtoceaux.

Passage de la Loire à Oudon et pointage au Restaurant Le Port Du Moulin, en bas de Champtoceaux.

On repart donc, par une côte en lacets au revêtement abîmé, en direction de la Varenne… Un petit kilomètre plus loin, qui est-ce qui déboîte d’une route sur la gauche, notre petit peloton de tête. Sébastien leur dit :

- On a pointé en bas… on a même eu le temps de prendre un café…

- Ah bon ??

En passant à la Varenne, un bon geste d’un vélo droit : il s’arrête à une poubelle pour vider les déchets de sa poche… Bien !

Le relief est un peu plus accidenté en quittant les bords de Loire, montées et descentes et on prend encore le large, sauf un du groupe qui reste collé à nos basques… ce qui a le don de nous énerver un peu : il reste derrière sur le plat, prend un peu d’avance dans les montées, ne décoche pas un mot sauf pour demander le chemin parce qu’il a la flemme de le faire ou qu’il ne veut compter que sur les autres… Drôle de gaillard, de l’ASPTT Orléans… On arrive sur des routes que je connais : à la faveur d’une côte, le VD a pris de l’avance et à la descente qui s’ensuit, on déclenche un peu les « hostilités », on enquille à 40-45 km/h pour tenter de le décrocher et passer la Chapelle-Heulin à bloc… Des barrières dans le bourg nous ralentissent avant des changements de direction mais, alors qu’on croyait l’avoir lâché, on le voit dans le rétro… « Bon sang, il a dû rouler fort lui aussi… ». En fait, on va apprendre plus tard qu’il faisait partie des premiers du Paris-Brest-Paris 2011, il est même sur leur DVD… Bon, il ne faut pas s’en faire pour son niveau physique… Par contre il est toujours collé à nous. Il n’a même rien dit sur notre partie de manivelles un peu plus tôt : moi, j’avais vraiment l’impression de rouler fort.

Après la Chapelle-Heulin, avec notre taciturne compère...

Après la Chapelle-Heulin, avec notre taciturne compère...

On est dans les vignobles. Monnières est passé et la batterie du téléphone de Sébastien est presque vide. On s’arrête juste après un croisement pour rechercher le cordon qu’il va relier à sa batterie additionnelle… Et en même temps laisser filer notre compère encombrant… On est même un peu vicieux puisqu’il avait quelques mètres d’avance quand on s’arrête et qu’on se cache pour ne pas qu’il nous voit, hi hi… =)

Seb cherche son cordon dans son coffre mais se rend compte qu’il l’a laissé dans son sac à Laval… Dépité et énervé… Il va falloir s’arrêter dans un commerce ou supermarché pour trouver ça… Mince alors… Et pendant ce temps, qui vois-je revenir au loin, notre compère encombrant… Comme on se fait repasser par le gros groupe qui n’était pas si loin, il les rejoint et on part quelques instants plus tard. On essaiera de trouver ce qu’il faut à Aigrefeuille et moi, j’en profiterai pour acheter un peu à manger parce que j’ai faim… Il est pas loin de 11h et je n’ai rien avalé depuis 5h30 ce matin si ce n’est le café de tout à l’heure… Donc pause à Aigrefeuille S/Maine : Seb va chercher un câble, d’abord dans un tabac-presse puis au Super U. Je le rejoins là-bas après m’être arrêté dans une boulangerie… Je retrouve son vélo dehors, j’attends en mangeant mes 2 pains au chocolat et mon pain au raisin : en fait, les brevets, c’est un gouffre financier dans des viennoiseries de boulangeries =). Il revient quelques minutes plus tard, ayant oublié ses papiers et surtout des sous… Puis, encore quelques minutes plus tard, avec un produit multi-prises USB tout emballé. J’ai enfourché mon vélo et m’apprête à repartir quand il me lance :

- Putain, tu sais pas la bonne blague ?

- Quoi ?

- Ben y’a pas la bonne prise…

Je ne le prends pas vraiment au sérieux avant de le regarder… Ben non, il ne plaisante pas… Il n’y a pas la prise micro USB sur su multi-adaptateur de la mort… On file alors au Monsieur Bricolage d’à côté mais ils n’ont rien non plus… Bon sang de bon sang. Moi, ça ne me dérange pas vraiment, j’ai mon petit papier pour le circuit mais c’est plus pour lui.

On s’en va et du coup, on a perdu pas loin de 45-50 minutes au total. Et sur le chemin, on redouble un peu plus loin Philippe, toujours vaillant avec son train-train « qui veut aller loin ménage sa monture » =). Il fait bien chaud maintenant, et grand soleil dans le ciel bleu… Du coup, sans la trace GPS, je me trompe sur la route de St Colomban à St Philbert de Grand Lieu… Ce n’est pas plus long, j’ai juste suivi les panneaux mais c’est moins pratique pour retrouver le chemin à St Philbert. Mais on n’est pas les seuls à s’être trompés. Avec le vent de travers, on roule à 34-35 km/h et on double pleine balle un groupe de 3 coureurs… On voit les gros avions passer pas loin pour atterrir sur l’aéroport de Nantes et on tombe sur une autre zone commerciale alors que je prenais le chemin de la voie express de Nantes, oupss…

On s’arrête à nouveau : ce coup-ci, c’est bon !! Le fil de recharge est trouvé et l’humeur est plus joyeuse pour Seb =). Il profite de l’arrêt pour se changer un peu et mettre de la crème solaire. Pause exhibitionniste : non seulement il se promène en petit cuissard dans les rayons du supermarché mais il se fout torse nu à l’entrée ensuite… Moi, j’ai eu le temps de papoter avec un jeune père de famille très intrigué et très sympa, pour une fois avec des questions intéressantes. Je ne suis même pas sûr qu’il aimait spécialement le vélo en général, il avait plutôt le gabarit ramassé d’un petit pilier de rugby.

Et on repart, le temps que la trace GPS se remette en marche… On reprend Philippe encore une fois =)… On sort de Saint Philbert et on prend des routes que je n’aime pas : les revêtements sont parfois bien pourris et granuleux du côté de Saint Pazanne : le Pays de Retz quoi. A Arthon-en-Retz, il faut qu’on fasse un autre arrêt, je n’ai plus d’eau dans mes bidons ou presque. Je me rends compte que je n’ai pas énormément bu. On fait le plein au cimetière et on refait du bricolage : ce coup-ci, c’est la manette de dérailleur du Zockra TD, changé 2 jours plus tôt, qui s’est dévissé du cintre : il ne peut plus trop changer les pignons… Décidément, le Colson et le scotch sont les meilleurs alliés du Vélocouchiste : on fait plusieurs essais avant de ceinturer la manette de scotch… Ça devrait aller un peu mieux même si c’est pas top. Ca ne peut pas être pire. Pendant ce temps, un hurluberlu, à se promener sur son VTT torse nu et en jogging s’arrête à nos côtés, aussi pour remplir son bidon… Il est un peu bizarre, ressemble un peu au simplet du village, semble parler tout seul… Oulala… Quand on s’apprête à partir, Philippe repasse à nouveau devant nous avant qu’on le redouble à la sortie d’Arthon. Malgré les consignes de sécurité de Laval de prendre un autre chemin, nous, on suit la route directe pour Pornic, assurément très fréquentée mais quand on n’est que 2 ça va. Philippe derrière nous prend le même chemin : une grande ligne droite de 6 ou 7 km avec une très forte circulation… j’avais prévenu la semaine précédente sur le forum : les routes empruntées sur le brevet, c’est les routes côtières, très fréquentées !!!

Recherche du cordon USB en grande surface à Aigrefeuille s/Maine

Recherche du cordon USB en grande surface à Aigrefeuille s/Maine

Arrivés à l’entrée de Pornic, on ne cherche pas à entrer dans le centre-ville où on perdrait du temps. On prend la première zone commerciale et on pointe dans le premier hôtel sur la droite : c’est une gentille famille qui le dirige, ils nous ont vus arriver... On discute un peu et Philippe a la même bonne idée que nous et nous rejoint. Il a dû voir nos vélos en plus… On ne traîne pas et on repart ensemble. Quel monde sur la route ! Nous récupérons le groupe de Cyclos Mayennais qui, lui, revient du centre-ville : ils se sont peut-être arrêté prendre un vrai repas, ou au minimum un sandwich… Nous restons tous ensemble sur la route principale entre Pornic et Bourgneuf-en-Retz, la route qui mène à l’unique qui rejoint Noirmoutier à travers les plats marais salants. Là, les vélos droits ne peuvent plus suivre : on roule en permanence entre 35 et 40 km/h avec le vent de dos… Ca circule sur la route et un nombre conséquent d’abrutis en voiture. Ca double n’importe comment… Pfff….On se fait souvent klaxonner de façon agressive. « BON SANG ! ON EST EN WEEK-END !!! ON SE DETEND !!!! MEEEERRRDEEE !!!!!! ».

Après avoir passé Beauvoir-sur-Mer, à l’approche de La Barre-de-Monts, on croise notre autre Sébastien « Sleibt » avec son p’tit vélo pliant !! Cool !! Il avait prévenu qu’il viendrait faire un petit tour dans le coin. Super !! Il n’a pas pris son vélomobile Strada, ça aurait été compliqué pour naviguer sur les pistes cyclables. =)

Du coup il a eu un peu de temps pour repérer les lieux et les passages pour aller sur l’île, puisqu’il faut aller pointer tout au bout : à Noirmoutier-en-l’île… L’île n’est vraiment pas faite pour des vélos de route qui veulent rouler vite, par contre, ils ont tout fait pour faire circuler les voitures bien comme il faut, sur une voie express en 2x2, interdite aux cycles et il n’y a même pas de voie parallèle correctement asphaltée pour nous : minable. On a pris des petits chemins, chercher par moments la voie à prendre, pas grand’chose d’indiqué… Grâce aux indications de Sleibt et du GPS de Seb, on trouve le chemin. Si ça n’avait tenu qu’à moi, j’aurais pris la voie express parce que ça me gonflait. D’ailleurs, c’est ce que certains groupes ont fait, non sans être tombés sur des tarés de la route (l’un d’entre eux, abruti d’automobiliste, leur a fait une queue de poisson, volontaire, s’est presque arrêté et un cycliste est tombé…).

On arrive enfin à Noirmoutier-en-l’île en ayant juste croisé le groupe des premiers du brevet, pas si en avance que ça =) : un petit coucou de la main… Et on pointe dans une enseigne la Mie Câline… Il est aux environs de 16h, on a 265km au compteur à peu près : j’ai très faim… Je me prends un genre de panini, un petit sandwich et une part de flan… Et la serveuse et très mignonne. =) Bonne pioche encore une fois !! =) On va manger sur un petit banc, en face… Moi, j’ai enlevé mes chaussures, j’ai les pieds qui chauffent et me font mal. Je marche par terre en chaussette, ça fait du bien.

Et c’est bon de manger !! Ca requinque. On ne prend pas le temps de visiter, de remonter à l’Eglise, pour prendre des photos, c’est dommage. Il y a des touristes, des voitures en quantités, mais ça n’est pas encore blindé comme en pleine saison… On a bien dû s’arrêter 25-30 minutes, le temps passe toujours très vite… On reprend les pistes cyclables et on croise le groupe des mayennais qui ont dû galérer sur les pistes cyclables aussi. Eux, ont dû pointer leur carnet de route dès le premier commerce car on les voit ensuite nous « doubler » sur la voie express presque en parallèle : ils filent vite avec le vent dans le dos et un bon bitume : sûr que ça va bien plus vite. On retrouve le pont et on dit au revoir à Sleibt, un grand merci pour sa compagnie et son aide !!

Désormais, ce sont encore des grands axes qui nous attendent avec du vent de travers : le comportement des automobilistes est encore pire que tout à l’heure. Ca fait bien longtemps que je ne me suis pas fait autant klaxonner et c’est loin d’être amical : on en a vraiment marre et c’est très énervant…

Au loin, encore une fois, c’est Philippe qu’on voit… ?!?!? Mais comment il a fait pour nous dépasser sur l’île ?? On ne l’a pas croisé pourtant… Il a dû prendre la voie express à l’aller et au retour et pointer dès l’entrée du bourg, comme le groupe des cyclos mayennais… On le redouble encore une fois : c’est un jeu de lièvre et de tortue =) ! Mes bidons sont presque vides quand on passe aux environs de Saint Gilles Croix de vie… A l’occasion d’un court arrêt, Seb me donne une partie de son eau pour aller jusqu’au prochain contrôle, dans 30 km. Avant Olonne sur Mer, on prend la mauvaise route, au choix… ET ça nous fait complètement éviter les Sables-d’Olonne qu’on contourne par le Nord sans nous raccourcir. Par contre, malheureusement, on prend une voie express en 2x2 voies à 2 reprises : une fois en côte et l’autre en descente…

La circulation a beaucoup faibli, le soleil a baissé dans le ciel et il est près de 20h quand on rejoint Talmont Saint Hilaire... Dans le bourg, on s’arrête dans une pizzeria « à emporter », débordée. On retrouve quelques-uns du groupe des premiers qui repart, dont notre compère peu causant. Et j’ai envie de prendre un petit dîner avant d’affronter la nuit : ça va être un Panini et un Coca pour Seb et moi. On profite du temps de préparation pour se débarbouiller un peu et remplir nos bidons. D’autres cyclos nous rejoignent : certains vont manger un peu, pour aller dormir dans un hôtel sur le chemin ensuite. On en sent un bon paquet bien émoussé alors qu’on en est qu’à 360 km. La voix se fait plus lente : l’énergie pour parler devient un trésor, je le sens bien aussi : je ne suis pas aussi vif. Et physiquement, si je n’avais pas Sébastien pour me servir de lièvre, je ne roulerais pas aussi vite. Je me demande un peu ce que je fais là : la nuit approche et je crains les moments où on va lutter contre le sommeil. Avec la chaleur, j’ai mal aux pieds : j’ai peur que mes tendinites d’il y a 2 ans se réveillent : bref, moments de doutes… Mais le point positif, c’est qu’il ne reste plus que 240 km et ça, en temps normal, je sais que e peux bâcler cette distance rapidement, ce n’est pas très long…

Philippe s’arrête pointer aussi mais repart presque aussitôt, on le recroisera plus tard =). On mange sous les remarques prétendument drôles de quelques clients avides de bières en canettes J’ai droit à des remarques quand je remplis mes bidons avec ma poudre de boisson énergétique : « Hé, c’est de la bonne ? Tu m’en files ? ». Et moi, je discute un peu avec un mec qui est venu chercher une pizza et qui me rappelle quelqu’un… En fait, il était dans le même lycée que moi… Je lui ai dit… J’ai pigé plus tard qu’il était aussi dans la même école d’ingénieur que moi, dans une autre promo !! Raison pour laquelle je m’en souvenais aussi bien : c’était le très bon pote de beuverie qu’un collègue de promo. Pfiouu, la mémoire me fait défaut quand même… Quelle catastrophe !

Paysages côtiers, marais salants, passage sur le pont avec les 2 Sébastiens, Saint Gilles Croix de ViePaysages côtiers, marais salants, passage sur le pont avec les 2 Sébastiens, Saint Gilles Croix de ViePaysages côtiers, marais salants, passage sur le pont avec les 2 Sébastiens, Saint Gilles Croix de Vie

Paysages côtiers, marais salants, passage sur le pont avec les 2 Sébastiens, Saint Gilles Croix de Vie

Vers 20h40, on reprend le chemin, sortir de Talmont par une route barrée en travaux et par une côte longeant le beau château… On rentre enfin dans les terres, je n’en suis pas mécontent : des haies, des arbres, une route agréable et presque sans circulation à l’heure où les gens sont à manger... Le soleil s’en va doucement se coucher, le vent a presque disparu. Bref, une nouvelle journée commence. Tout en roulant, à rythme peu soutenu, je téléphone chez mes parents, Seb écrit quelques SMS. La route est calme…

Moment de détente après le "dîner" de Talmont Saint Hilaire.

Petit message ! =)

Le soleil se couche... La nuit s'avance...Le soleil se couche... La nuit s'avance...

Le soleil se couche... La nuit s'avance...

Il est temps maintenant d’allumer les feux car le soleil disparaît de plus en plus derrière les haies et les contre-bas de passages de rivières sont de plus en plus sombres : petit arrêt : loupiottes, gilet de sécurité mais on reste relativement peu couvert car il fait encore doux, 16-17°C malgré quelques passages plus frais, toujours près des rivières…

Le rythme est moins élevé que dans la journée, L’obscurité et la fatigue donnent pourtant l’impression que la vitesse est conséquente. J’allume de temps en temps ma frontale de casque pour constater que la vitesse est bien inférieure au ressenti. Alors qu’on pense être à 30 au moins, on ne roule qu’à 25-26 km/h. La Mothe-Achard, Beaulieu s\la Roche, Aizenay, on ne croise pas grand monde à part quelques jeunes dans les rues d’Aizenay : on ne perd pas de temps grâce à la trace GPS : on approche du point de contrôle suivant : plus que 25km avant Rocheservière. Avec un peu de chance, on va pouvoir pointer dans un bar sur les coups de 23h30, sans avoir besoin de faire le principe de la carte postale (le cachet de la Poste faisant foi du lieu de passage)… La nuit est noire pour le moment mais la lune ne tarde pas à se lever, presque pleine, couleur orangée à l’horizon, magnifique !

On entre enfin dans Rocheservière en arrivant de Legé : un premier restaurant, dans la vieille ville, est clos, malgré de la lumière. Tant pis, on file un peu plus loin. Coup de bol, un bar est ouvert, en face de l’Eglise. On en profite pour prendre un grand café. Je remplis un bidon vide, refais ma mixture, enfile mon collant long dans le bar. Le patron et la patronne sont sympas, quelques habitués, jeunes, discutent avec nous, pas encore imbibés d’alcool. C’est bienveillant et très sympa. Une nana joue au billard avec un pote à elle, un nain fan de foot s’énerve gentiment quand les autres lui changent les chaînes de la TV, un gars joue les grandes gueules avec son verre de vin rouge à la main… Bon accueil, des gens intéressants. On ne traîne pas et on ressort autour de nos vélos et on enfile encore d’autres couches de vêtements. On a 420 km au compteur… Un gars du bar sort fumer sa cigarette et nous pose quelques questions sur nos vélos. Je dois dire que mon cerveau commence à tourner au ralenti, même si ça va quand même.

Les kilomètres désormais s’enchaînent sans trop de points marquants, c’est la nuit, on ne profite pas du paysage… Vieillevigne passe, St Hilaire de Clisson, Clisson avec un peu de passage tortueux dans la ville pour récupérer la bonne route, mais je connais un peu car c’est mon chemin quand je fais l’aller-retour chez mes parents en vélo, et on a toujours la trace GPS… On passe la Sèvre Nantaise et la Moine avant de remonter sur Montigné S/Moine et Montfaucon où on récupère Philippe dans la côte… On roule un peu avec la lui, car on roule beaucoup moins vite, 24-25 km/h sur des portions à peu près favorables… On est entré dans le Mauges… Gesté est traversé…

Sébastien fait souvent le lièvre devant alors que je le contente de suivre et que j’ai perdu le sens de la parole : j’économise la moindre parcelle d’énergie. Ma dynamo me pompe quelques watts sans doute, mais je ne le ressens pas trop, si ce n’est dans les descentes où Sébastien me prend un peu plus de terrain. On finit par reprendre un peu d’avance sur Philippe et on s’arrête juste après le Puiset Doré : La loupiotte arrière de Seb ne fonctionne plus, la micro-batterie doit être à plat. Grâce à son multi-adaptateur USB de ce matin, il parvient à connecter sa loupiotte à sa batterie de recharge. Que de câbles de bricolage partout… =) Il enfile aussi ses tout nouveaux gants réfléchissants et j’en profite pour fermer un peu les yeux, la tête appuyée sur le guidon : le marchand de sommeil frappe à la porte doucement.

On attend juste un peu Philippe pour repartir avec lui… On éclate de rire avec les gants de Seb dans la projection de nos phares à 20m devant nous : il lâche les mains de son guidon pour faire le pitre : on dirait les gants de Mickey qui se promènent dans la nuit, à droite et à gauche : je veux les mêmes, c’est excellent !!

Une erreur de guidage GPS emmène Philippe sur un autre itinéraire, alors que je le suis… Seb s’en aperçoit vite et fait demi-tour… Comme je ne le voyais plus dans le rétro, je m’arrête un moment et fais demi-tour également. Je consulte mon téléphone et vois son SMS :

« Bouzillé, c’était tout droit. Je fais demi-tour et vous ? »

J’écris rapidement : « J’arrive ! ».

Il a fallu que j’emmanche un peu pour rattraper mon retard même si je ne suis pas très vaillant, ça réveille… Je le récupère à Bouzillé où il a attendu en voyant mon message. Et Philippe débarque par une autre route : « Mince je m’étais trompé sur la trace »… Et on le reperd car il reprend encore un autre chemin, sans qu’on comprenne… On file sur Saint Florent Le Vieil où on doit pointer également. J’ai vraiment du mal à rester concentré. On cherche une boîte postale pour envoyer nos cartes postales : aucune chance qu’on trouve un bar ouvert maintenant. Les lampadaires sont quasiment tous éteints dans la commune. On trouve tout de même la Poste, après quelques errements… On n’a pas le temps de faire du tourisme mais il y a un petit parc avec une très jolie vue panoramique sur la Loire, un peu plus loin. Il est dans les 3h30-4h00, je ne sais plus trop bien. Je poste la carte postale dans la mauvaise case, quel imbécile, on en rigole. Philippe nous a rejoints. J’avale une barre de céréales et un tube de gel énergétique. Je ne suis pas très gaillard. Saint Florent Le Vieil – KM500, plus que 100 bornes et le jour se lèvera dans peu de temps…

Pointage à Saint Florent le Vieil, vers 3h30-4h...

Pointage à Saint Florent le Vieil, vers 3h30-4h...

Alors qu’on reprend la route sur le bord de Loire, sans rien y voir de la Loire, je lutte fortement contre le sommeil : le coffre réfléchissant et la loupiotte de Seb m’éblouissent et je suis souvent obligé de me mettre de côté ou un peu plus loin pour ne pas être trop gêné. On traverse la Loire à Ingrandes, mais je n’en ai aucun souvenir : le cerveau se déconnectait déjà depuis un moment…

S’ensuit une route complètement pourrie : bitume défoncé et granuleux, et 2 bonnes côtes, l’une pour sortir d’Ingrandes et l’autre pour rejoindre Villemoisan… On est un peu sur les routes du Haut-Anjou que je connais pour leur revêtement dégueulasse… Les secousses ne suffisent pas à me réveiller… Je comate… Seb commence à lutter un peu aussi mais il voudrait pouvoir choper le train de Laval à chez lui, qui part vers 9h00… Je lui dis que je vais m’arrêter au prochain bled pour faire une courte sieste, qu’il n’aura qu’à filer. Philippe suit son bonhomme de chemin sans sourciller. Au Louroux-Béconnais, on fait une petite pause. Je suis tellement déconnecté que je ne vois même pas le Crédit Mutuel sur la droite dans le bourg, pour y dormir un peu…

« Hé, t’as pas vu ? Regarde, y’a quoi là ? » me lance Sébastien…

Malheureusement, il y a déjà un cyclo qui y dort =). Tant pis. J’enfile une barre de céréales et je me couche dehors, sur le parvis de l’église, à même le sol, tête appuyée sur le casque et les gants qui font oreiller. C’est froid, mais ça me réveillera. Je n’entends même pas Seb et Philippe repartir. Il est dans les 5h-5h15, plus que 80km à faire…

Je dors 20-25 minutes peut-être, le froid et la dureté du sol me réveillent. La sieste m’a fait du bien. Je me lève en vitesse, un peu grelottant mais je suis content d’avoir traîné un coupe-vent supplémentaire. Le boulanger est toujours en train de préparer ses viennoiseries qu’il met dans des cartons dans sa voiture, sans doute pour emmener dans un dépôt ailleurs. J’aurais bien été lui en piquer un peu =)… La température extérieure a dû baisser à 7-8°C…

Alors que je repars, je vois le cyclo dans le Crédit Mutuel debout également. Je ne vais pas l’attendre et je file tout de suite à bon train. Je ressors mon petit papier d’itinéraire car je n’ai plus la trace GPS de Seb. Je ne lutte plus contre le sommeil et les premières lueurs du jour pointent le bout de leur nez. Le rythme n’est pas élevé très longtemps : les routes sont casse-pattes : des longues lignes droites, alternativement en faux-plats montants et descendants, voire de bonnes petites côtes plus raides. Je tâtonne un peu au Vern d’Anjou et Segré me donne l’occasion d’une bonne grosse bosse bien chiante sur l’axe Segré – Château-Gontier, tout droit. La côte me paraît interminable et bien raide : 1 km à 5-6% peut-être. J’ai l’impression de n’avancer à rien, à 11-12 km/h. j’aurais préféré une route un peu plus en lacets, au moins ça aurait été plus sympa.

A saint Quentin-les-Anges, je quitte l’axe principal pour reprendre des petites routes : petite pause pipi et je remets mes lunettes de soleil car le soleil est levé depuis Segré et je l’ai dans la figure maintenant. J’attaque des revêtements désagréables mais c’est la fin du brevet, heureusement… Je me trompe de route à Ampoigné et fais un détour de 2-3 km… Je ne suis pas le seul à avoir pris la mauvaise route, Philippe aura fait la même erreur : pas vu le panneau avec le soleil dans la figure. Mais j’aurais dû me méfier plus tôt, j’avais remarqué que je n’étais pas sur la bonne départementale… Pas grave mais ça m’a agacé. Laigné, Peuton, Quelaines, des routes que j’avais prises il y a longtemps alors que j’étais encore en vélo droit : des routes que je n’aimais déjà pas à cause du revêtement et de la monotonie de ses lignes droites et vallonnées…

Nuillé-le-Vicoin, l’Huisserie, ça sent enfin l’écurie et je prends une grosse descente vers Laval… Les grandes artères sont assez vides et je tâtonne franchement pour retrouver le chemin dans Laval : je m’aide de mon GPS sur le portable puis reprends le long de la Mayenne… C’est bon je reconnais les lieux, moi qui n’avais jamais mis les pieds à Laval avant ce week-end… Je prends quelques photos et je pars pointer mon arrivée au local des Cyclos lavallois… Philippe est arrivé tout juste, discute avec les organisateurs, sur le pied de guerre à attendre les cyclos. Je suis le 6ème à pointer, un peu après 9h00, sur les 67 inscrits. Seb est arrivé à 8h15 et est parti presque aussitôt vers la gare, je reçois son SMS… On s’est quitté un peu bizarrement, mais sur la fin, on ne pense qu’à une chose : dormir et se reposer… C’est bien normal. Philippe parle de son Londres-Edimburgh-Londres, qui m’impressionne… brevet de 1400km sous un temps anglais et sur des routes parfois un peu dangereuses et en plus mauvais état que les nôtres…

On se quitte et je file à pied jusqu’à ma voiture pour me changer, me débarbouiller en profondeur. Je mets du temps à repartir en voiture =). Il a fallu que je fasse une sieste sur la route vers Nantes, car je m’endormais au volant… Et une autre de 3h en arrivant chez moi...

Voilà, un brevet de 600km effectué en bonne compagnie, qui m’a permis d’apprécier et de ne pas trouver le temps long. C’est tellement plus agréable de pouvoir discuter en abattant tous ces kilomètres, même si j’ai l’habitude de rouler tout seul…

Merci à Seb et Philippe pour leur compagnie, quasi permanente ou intemittente =).

Merci aux autres Vélos couchés pour leur participation et leur bonne humeur au départ et avec qui je n’ai pas beaucoup pris le temps de discuter.

Et merci aussi aux organisateurs du brevet qui nous ont permis de nous réunir sous un temps quasi idéal.

Petit matin, vers 8h30 et les dernières photos, dans le centre de Laval, le long de la Mayenne, très joli...Petit matin, vers 8h30 et les dernières photos, dans le centre de Laval, le long de la Mayenne, très joli...Petit matin, vers 8h30 et les dernières photos, dans le centre de Laval, le long de la Mayenne, très joli...

Petit matin, vers 8h30 et les dernières photos, dans le centre de Laval, le long de la Mayenne, très joli...

Données compteur :

Durée : 22h27min

Distance : 598 km

Moyenne roulante : 26.56 km/h

V. MAX :71.6 km/h

Dénivelée positive :4261m ( ?)

Cadence de pédalage moyenne : 82 trs/min

Période : de samedi 6h00 à dimanche 9h10 ( ?) soit 27h10.

Moyenne réelle : 22.01 km/h

Lien Openrunner :3353055

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Published by Bertrand
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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 15:28

Le 3 mai dernier avait lieu la cyclosportive "Rouillon à Travers la Sarthe", du côté du Mans.
Les vélos couchés n'étant acceptés que sur le parcours de 102km, et pas le 160km, c'est ce premier que nous avons pris...
Après la traîtrise perverse de nos comparses normands, que la décence m'interdit de nommer (un certain Geo...roy et Pa...14), qui nous ont abandonnés à une meute de vélos droits sur le circuit de 102km, Sébastien et moi avons essayé de dresser haut l'étendard des VC.

Le départ du circuit de 160 km était donné à midi... Nous nous sommes glissés dans la zone d'attente pour le départ. Seb s'est faufilé vers la tête du paquet pour aller saluer le speaker (puisqu'il est le vainqueur de l'année dernière) et j'ai suivi, même si je ne suis pas du tout à l'aise au beau milieu d'un groupe.

Quelques questions d'un ou 2 cyclistes, habituelles... "C'est pas trop chaud ces vélos ?"...
Je crois qu'il y a un très bon coureur juste devant moi : jambes huilées, salué par quelques organisateurs...

Seb nous prend en photo =), les seuls qui passent leur temps à raconter des conneries sur la ligne de départ...

Seb nous prend en photo =), les seuls qui passent leur temps à raconter des conneries sur la ligne de départ...

On attend le top de départ et c'est parti... On est en tête d'un paquet de 160 coureurs... On essaie de partir assez vite dans les rues de Rouillon et à la faveur de l'élan de la première descente, on passe par la gauche et on prend la tête du groupe !! Je suis devant avec Seb juste derrière et tout le peloton "dans la roue", pendant 1 km !!!!
Bien sûr ça n'a pas duré longtemps : à la première bosse, je me fais dépasser par 2 costauds qui attaquent...
Seb lâche en rigolant : "Bon ben on va laisser partir là"... Mais il parvient
 à accrocher le groupe de chasse alors que je dois me contenter de suivre le groupe suivant...
De temps à autre, j'aperçois Sébastien au loin, roulant à côté du groupe. Le vent défavorable nous favorise grandement par rapport aux vélos droits et c'est bien souvent que je repars devant le groupe et prends mes distances avant de me faire reprendre dans les côtes. Je m'use parce que je ne me protège pas dans les roues. Je m'en fous un peu, je roule aussi vite que je peux, je serai content de moi de toutes façons !! Par contre je vois toujours les mêmes en queue de paquets, qui ne mettent pas du tout le nez dans le vent... Quel plaisir on a à dire que l'on a fait 33 de moyenne en restant abrité tout le long du chemin et quel mérite a t'on ? =)
Ben c'est sûr, à ce rythme, je me fais de plus en plus larguer dans les côtes qui sont de plus en plus longues et j'ai plus de mal à rattraper le groupe à la faveur des descentes...
Arrivé à Mézières sous Lavardin, je rejoins juste la queue du groupe et je vois Sébastien sur le bord de la route, de la mousse plein autour de la valve de roue arrière... J'ai ralenti un peu...
"- J'ai crevé...
On avait 10 minutes d'avance..."
Je suis reparti mais le groupe a repris de l'avance que je n'ai pas pu reprendre : j'accuse un peu de fatigue et j'aurais été mieux dans l'abri du groupe pour me reposer un peu... =)
On approche de Pezé-le-Robert et du col de la Source, à 250m. Dans la montée, je me fais complètement bouffé par un gros groupe derrière moi. Mais certains décrochent de ce groupe et explosent complètement dans la montée, j'arrive même à les reprendre...
Ensuite, la reconnaissance d'avril a porté ses fruits et c'est favorable pendant un paquet de temps : je grappille du temps dans la descente, même si je sens des crampes venir doucement. Je reprends des lâchés par groupe de 3-4 à chaque fois : je roule 3-4 km/h plus vite dès que c'est plat et l'élan de certaines descentes me permet même de "bouffer" des attardés dans des côtes. Je ralentis un peu mes ardeurs car les muscles deviennent durs et le vent est fort par moments...
Je reprends 3 gars 5 km avant l'arrivée. Ils n'arrivent vraiment pas à suivre et je les lâche dans une descente puis fais l'écart sur le replat suivant.
La dernière côte me fait bien mal et je la termine sur le tout petit plateau en espérant ne pas avoir de crampes et ne pas être ridicule à mon passage sur la ligne d'arrivée 500m plus loin =).
Je passe la ligne sous les ovations du public en délire et en faisant le pitre... Je suis Premier vélo couché !!!!! et dernier aussi... J'arrive 15 minutes après le 1er.
Il est à plus de 36 km/h et moi à un peu plus de 33 km/h... J'ai quand même mis
2min30 au 3 gars que j'ai lâchés, en seulement 5 km !!...
 
Je retrouve Seb pour manger quelques minutes plus tard... Il est rentré grâce à une voiture organisatrice.
 
Globalement très content de cette belle journée. Un plus grâce à la reconnaissance du circuit et le fait que l'aller et le retour se fassent par la même route. Avec un peu d'entraînement, on prend du plaisir à rouler vite, et c'est pour moi une des meilleures performances que j'ai pu faire avec autant de dénivelée (je crois 1100m ou un peu plus en D+)...
 
Vivement les Championnats de France à Malestroit 5 et 6 juillet !!!

Venez-y nombreux, ce sera une sacrée belle fête du VC !!! =)

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 18:56

Il y a presque 3 semaines, je faisais un 340km en partant sur la Bretagne, Morbihan, Ille-et-Vilaine et un bout des Côtes d'Armor pour reprendre 30 km du chemin du Paris-Brest-Paris du côté de St Méen-le-Grand, mais un problème de roulement mort sur ma vieille roue arrière Zipp (de 2004 semble-t'il) m'a contrarié sur la fin du circuit. D'ailleurs, ça m'a quand même pas mal inquiété avant de comprendre d'où ça pouvait provenir (grincement bizarre : cadre cassé ? Chaîne trop fatiguée ?...).

La journée s'était passée sans soleil, avec une couverture nuageuse bien persistente avec un vent modéré de Nord...

Lien Operunner : 3475142

Circuit du 13 avril 2014 - Identifiant Openrunner 3475142

Circuit du 13 avril 2014 - Identifiant Openrunner 3475142

Chateau de Josselin, très jolie cité de caractère bretonne

Chateau de Josselin, très jolie cité de caractère bretonne

Maxent, à l'Est de Plélan-le-Grand

Maxent, à l'Est de Plélan-le-Grand

Je suis obligé cette fois-ci de remettre ma vieille roue "customisée", lourde mais solide.
Cette fois-ci, les prévisions météo très changeantes indiquent un vent globalement à l'ouest mais qui va tourner dans la journée, et pas forcément en ma faveur... J'envisage quand même un parcours encore en Bretagne.

Levé à 4h, je ne pars qu'à 5h30 car je n'avance à rien et tout n'était pas prêt de la veille... Je pars donc un peu la fleur au fusil mais mon tracé est fait avec une possibilité de couper le circuit vers la fin en fonction du vent et de ma fatigue...
C'est vraiment difficile de se motiver à partir de bonne heure : c'est ce qui me fait le plus de peine maintenant, surtout que je sais que je vais passer la journée sans compagnie, si ce n'est juste les voitures, et pas toujours très correctes avec moi.

Je pars sur le même trajet que mon trajet du vélotaf, et donc j'adopte à peu près le même rythme, assez rapide : je suis à 30km/h au bout d'une heure, mais la route n'étant pas plate, je me calme ensuite... Vallée de la Villaine, Rieux, Allaire, les routes de Malestroit que je reconnais désormais pour y avoir fait une reconnaissance, en mars, du circuit des Championnats de France de début juillet prochain...

Le vent a forci un peu ensuite mais les forêts ou les haies assez fréquentes dans les terres me protègent assez efficacement, si bien que je passe Plumelec, Locminé sans trop de souci. Je fais une pause sandwich + Flan nature à Plumeliau avant que ma route bifurque vers la mer, au Sud.
Baud, Landevant. La route est très agréable, traversée de la très jolie forêt de Camors : on pourrait voir des Korrigans en sortir =)... Il ne fait pas très chaud, sauf au soleil et avec le vent dans le dos. J'ai mis du temps à retirer le collant long et des épaisseurs de vêtements...
Forêt de Camors, super agréable en montée entre Baud et Landévant (56)

Forêt de Camors, super agréable en montée entre Baud et Landévant (56)

Dans la forêt de Camors, après 160km, ça va plutôt bien...

Dans la forêt de Camors, après 160km, ça va plutôt bien...

A l'arrivée à Landévant, sur une route pas très large, un camion "Convoi exceptionnel" me dépasse alors qu'il y a une ouverture, normal, mais il se rabat rapidement à cause d'une voiture arrivant en face... Un Néerlandais en 4x4, très pressé dans ses vacances sans doute, voulant suivre de très près le camion pile derrière moi à cause de la voiture qui venait en face, j'entends ses pneus crisser : je pense qu'il ne devait pas être loin de m'écraser, ce con... Je trouve ça toujours aussi incroyable de filer le permis à des gens qui n'ont aucune conscience des dégâts qu'ils peuvent faire avec un mamouth de 1500kg... Le pire, c'est que des comportements aussi stupides, j'en vois à toutes mes sorties ou presque...

A mesure que la côte approche, je reprends de sérieuses rafales de vent de côté : le vent est fort en arrivant sur Belz, Etel (entre Lorient et Vannes)...

Je m'arrête dans un cimetière pour remplir mes bidons, je n'ai pas encore beaucoup bu jusque-là... Ce n'est pas très bon pour moi, j'espère que je ne choperai pas de crampes d'ici la fin.

Désormais, j'ai globalement le vent de dos mais il faut que je traverse Auray pour retrouver les bonnes routes qui contournent Vannes (je peux pas prendre la voie Express ?? =) ), en plus il y a des déviations pour travaux un peu partout...

Je commence à être un peu fatigué et je décide de reprendre les routes connues et prendre l'itinéraire le plus court pour rentrer plutôt que de faire le zig-zag prévu par Arzal avec le gros vent de travers... Et j'ai froid dès que je n'ai plus le vent derrière moi, encore pire dès que les nuages cachent le soleil.

Saint Avé, Sulniac, Questembert, La Roche-Bernard, Pontchateau et je reprends la route du boulot... mais pas aussi vite que d'habitude...

Je finis vers 20h avec 340km au compteur avec 26,9km/h de moyenne et 3090m de dénivelé positif (le même ratio que le Paris-Brest-Paris)...

Parcours Openrunner : identifiant 3519380

La Barre d'Etel (56)

La Barre d'Etel (56)

La Barre d'Etel (56)

La Barre d'Etel (56)

Visage marqué à l'arrivée, mais le soleil m'a fait prendre un peu de couleurs =)

Visage marqué à l'arrivée, mais le soleil m'a fait prendre un peu de couleurs =)

26-04-2014 - Parcours de 340km - Openrunner 3519380

26-04-2014 - Parcours de 340km - Openrunner 3519380

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 18:00

Ma roue AV dynamo de "tous les jours" commençant à fatiguer (voile impossible à corriger du fait des écrous en aluminium grippés sur les rayons), j'ai monté une nouvelle roue.

Je l'ai voulu avec moins de rayons (20 contre 28 précédemment) pour limiter le poids, éviter la prise au vent latéral. J'ai monté des rayons plus costauds pour supporter la tension plus conséquente du coup.

Passée la difficulté de trouver des jantes dans cette dimension de 650c car les constructeurs arrêtent leurs productions de ce type de modèle au fur et à mesure, j'ai acheté les éléments suivants :

- Jante Kinlin 20 trous 650c, ERD 536mm - Poids vérifié : 430g (acheté chez RCA bike)

- Moyeu Dynamo taïwanais Shutter Precision SV-8 - 28 trous - Poids vérifié : 372g (sans blocage rapide), acheté sur un site allemand : Gingko

- 20 Rayons DT Swiss Competition Dia 2mm - 242mm - Poids vérifié : 5.6 g/rayon

- 20 écrous noir : Poids total 7g

- Fond de jante ruban tissu Schwalbe

Kinkin Rim 20h + Dynamo Hub 28h + 242mm DT Swiss Spokes

Kinkin Rim 20h + Dynamo Hub 28h + 242mm DT Swiss Spokes

Comme le nombre de trous n'est pas le même entre le moyeu dynamo et la jante, j'avais dessiné un rayonnage qui puisse convenir. En effet, ce modèle de moyeu dynamo en 20 trous est introuvable en Europe. Donc j'ai fait des suppositions sur la solidité du moyeu, on verra. Je suis parti sur un rayonnage radial en "sautant" des trous du moyeu (4 de chaque côté).

J'ai aussi accentué la tension des rayons pour garder de la rigidité par rapport à ma roue précédente. j'espère que le tout tiendra dans la durée. Je n'ai pas de retour d'expérience sur les jantes Kinlin ni sur le moyeu, beaucoup moins connu (quasi 2 fois moins cher) que son concurrent Son Delux... Le poids, l'efficacité et le rendement semblent équivalents.

Vous trouverez sur ce lien un post concernant ce moyeu :

http://velorizontal.bbfr.net/t15967-dynamo-shutter-precision-serie-8

Poids total de la roue (sans serrage rapide) : 923g

La jante est tout juste 8g plus lourde que la CXP33 28 trous. Je n'ai gagné que 30g au total par rapport à ma roue actuelle qui a 8 rayons de plus. J'espère gagner en rigidité et en prise au vent moindre. Elle ira en complément de la Ksyrium Elite noire sur les longues distances (faut accorder les couleurs voyons =) ).

Roue complète sur le support de montage

Roue complète sur le support de montage

Roue complète - Manque un peu de fioritures, pas d'autocollant...

Roue complète - Manque un peu de fioritures, pas d'autocollant...

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 12:42
La Croix Moriceau, après avoir traversé Nantes... Le ciel commence à s'éclaircir et le vent souffle du Sud...

La Croix Moriceau, après avoir traversé Nantes... Le ciel commence à s'éclaircir et le vent souffle du Sud...

Après le 230 de la semaine dernière, je passe un cran au-dessus avec la barre des 300 km franchis...

Les beaux jours sont là, mais bon sang que les écarts de température sont importants ! Démarré à 4h30 du matin dans une nuit sans lune, avec 2° dehors et avoir 21° dans l'après-midi, c'était compliqué : il a fallu que je prévois des vêtements qui puissent s'enlever couche après couche...

J'ai retrouvé mes collègues de club à la randonnée de la Tessoualle, dans le Maine-et-Loire, à 8h30, après 95 km parcourus... et le vent soufflait déjà assez fort, du sud-est, dans le nez, à travers les vignobles nantais où il n'y a pas d'abri sur des routes au revêtement abimé... Bref, je suis arrivé un peu entamé, ce qui ne m'a pas empêché, à la faveur de certains petits groupes de montrer la supériorité des vélos couchés sur des terrains favorables (mais j'étais à la rue dans les côtes =)) ). Mais je n'ai pas trop cherché à m'économiser pour le retour de l'après-midi : quand on est foufou... et puis, quand on roule avec d'autres vélos, c'est toujours tentant de faire l'andouille.

Je me suis mieux alimenté cette fois, ce qui ne m'a pas empêché d'avoir des petits coups de barre. Je suis allé manger rapidement chez mes parents puis ai repris le chemin du retour vers 14h30, cette fois avec le vent dans le dos, même s'il a un peu faibli en soirée.

Traversée de Nantes sans encombre et retour au calme de la campagne au couché du soleil... La température baissait à vitesse grand V mais je ne me suis pas arrêté pour remettre des couches : certains creux au passage de ruisseaux étaient bien frigorifiants...

Pour résumer :

Durée : 11h43

Distance : 310km

Moyenne : 26.4 km/h

V. Max : 71 km/h (encore du côté du Puy du Fou, au retour avec le vent dans le dos)

Dénivelé : 2500 au compteur

Identifiant Openrunner : 3341761

 

Circuit, en bleu... Et dénivelé.

Circuit, en bleu... Et dénivelé.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 12:47

Enfin un peu plus de 230 km en fait...

Voilà, le temps de la longue distance a commencé, un peu en avance malgré le temps capricieux...

Des éclaircies m'ont permis de faire de temps en temps des trajets de boulot en vélo et j'ai pu rouler tous les week-ends depuis début janvier, en jouant avec les nuages, sur des sorties courtes mais un peu plus intenses quand j'étais un peu courageux.

Donc le dimanche entier de "soleil" m'a permis de faire cette distance, avec un arrêt chez mes parents pour déjeuner.

Beaucoup de vent, défavorable à l'aller mais où j'ai pu rouler à un peu plus de 27 km/h de moyenne et un retour vent de dos tambour battant (mais ça n'a pas duré, avec un coup de barre en arrivant sur Nantes, c'est ça de s'enflammer)

Des crampettes commençaient à venir, manque encore d'endurance : il a fallu lever le pied.

La moyenne avait grimpé à plus de 28,5 mais est redescendue ensuite à 27,7, à 19h00 quand je suis arrivé chez moi...

C'est pas si mal...

Mon compteur indiquait plus de 2000m de dénivelée à cause principalement du bocage vendéen et mauléonnais...

J'ai même atteint un peu plus de 73km/h à la faveur d'une descente du côté du Puy-du-Fou, vent de dos...

2014-02-23 - Aller-retour2014-02-23 - Aller-retour-2

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 15:16

Roues

Roue AV :

Jante Mavic CXP33 650 28 trous - ETRTO 571mm

Moyeu Dynamo SON 28 trous couleur Argent

Rayons "CN SPOKE" Aero 424 rouges et blancs

Montage radial

Ecrous de rayons noirs "CN SPOKE" AN14

Fond de jante tissu Schwalbe

Masse : 954g (sans serrage rapide) - 983g (avec serrage rapide)

 Roue AR :

 Jante Mavic CXP33 650 28 trous - ETRTO 571mm

Moyeu Shimano DURA ACE 28 trous compatible 9/10 vitesses

Rayons "CN SPOKE" Aero 424 rouges et blancs

Montage croisé par 2 avec contact, des 2 côtés

Ecrous de rayons noirs "CN SPOKE" AN14

Fond de jante tissu Schwalbe

Masse : 829g (sans serrage rapide) / 895g (avec serrage rapide).

 

Le rayonnage des 2 roues a moins d'un an : 9000 km, moyeu et jante AV ont 11000 km, moyeu et jante AR ont 15000 km, aucune casse de rayon, aucun voile, roue assez rigide et utilisée avec soin.

Prix matériel neuf : 630 Euros

Je vends à 390 €, disponibilité suivant délai pour me fabriquer une nouvelle paire de roues.

Vendu sans pneu ni chambre à air, sans serrage rapide, photos actuelles sur demande.

Livraison de préférence en main propre mais envoi possible après validation par e-mail et téléphone.

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